CHRONIQUE 48 BIS (BLOG DECREDIBILISE)

Chronique 48 bis

RENVOIS D’ASCENSEUR (OU EFFET BOOMERANG, OU ENCORE QUAND LES DIABLES S’HABILLENT EN PRADA ?)

 

Ferais-je montre d’honnêteté intellectuelle si je révélais que mon blog n’a suscité que des commentaires et témoignages le crédibilisant ? Non ! C’est pourquoi en cette chronique n°48 bis je rapporte les deux seules critiques émanant d’ignorants des réalités alors qu’ils prétendent les connaître :

 

– CRITIQUE NUMERO 1/2 –

Quelque temps après l’écriture de la dernière version romancée du livre écrit par le lieutenant-colonel honoraire Jean-Michel Beau, les trompettes de Jéricho avaient annoncé sa sortie urbi et orbi. Puis, plus tard, le fait qu’il intégrerait l’ordre de la légion d’honneur. Cette révélation, aussitôt suivie sur Internet d’une déferlante de félicitations du « héros » – reconnu par leurs auteurs conditionnés voyant en lui une victime du mitterrandisme justement honorée -, m’avait conduit à m’exprimer sur le même sujet.

C’est ainsi que j’avais fait paraître – sur le Net également – une nécessaire mise au point tenant en un court résumé de ses faits et gestes réellement accomplis. Cela n’ayant pas eu l’heur de plaire à l’un de ses plus fidèles souteneurs (dit Cti41), ce dernier s’était exprimé ainsi (tout en faisant de la publicité pour l’oeuvre littéraire de son «protégé », cela allait de soi).

Condensé de sa réplique me visant :

« (…) Le major défend les gars de Vincennes accusés à tort d’être des ripoux ??? ont-ils été condamnés ????? S’agirait-il d’une vengeance ???? (…) Aujourd’hui il est convaincu qu’un arrêt de cour de cassation n’a aucune valeur. Attention major, danger, les propos tenus dans le précédent post frisent la diffamation !!!!!!!!!! (revoir votre CP). (…) Personnellement j’ai lu le livre du major Durand, mais je ne suis pas certain que tous les intervenants aient lu celui de JM BEAU. L’AFFAIRE DES IRLANDAIS DE VINCENNES L’honneur d’un gendarme 1982-2008 chez Fayard»

A l’époque, je n’avais pas envisagé de polémiquer avec vous, Cti41. Mais comme vous persistez aujourd’hui encore dans vos productions m’éreintant, je vous réponds ici :

… A Vincennes, il n’y a eu qu’un seul ripou (au sens strict de ce vocable), et non plusieurs. Dans mes publications, je ne le défends aucunement tout en incriminant le laxisme de plusieurs échelons du commandement. En revanche, je défends l’honneur des autres Vincennois – Michel Lemonnier et feu Pierre Caudan – qui ne méritaient aucunement d’en avoir été détroussés dans les conditions et au nom d’une motivation explicitées dans mes livre et blog. Par parenthèse, j’y défends aussi l’honneur sali à tort des enquêteurs parisiens entraînés sur le chemin de la répression judiciaire et hiérarchique par votre idole, ceci à leur corps défendant).

Le seul ritable ripou de Vincennes a été puni pénalement comme il se devait. En aucun moment je n’ai pris sa défense. Quant aux «erreurs» commises par d’autres militaires relevant de la compagnie vincennoise, elles s’inscrivent dans le domaine de la sanction disciplinaire visant essentiellement notre patron qui les laissait s’amplifier. Mais en aucun cas dans celui de la répression nale. Preuves produites par le parquet de Créteil après enquête approfondie menée directement par un éminent premier substitut ! Et même par un juge d’instruction en ce qui concerne le chef Lemonnnier accusé à tort de tous les maux par votre icône et son indic véreux, Campit.

Vengeance ????, demandez-vous. Grand Dieu, me venger de qui et de quoi ? Je ne sais quel sens donner à votre interrogation. Et suis réduit à imaginer que dans votre esprit, dire la vérité-vraie constitue ipso-facto une action vengeresse…

… Où avez-vous pêché le fait que je suis « convaincu qu’un arrêt de Cour de cassation n’a aucune valeur  » ? J’ai dit et écrit que les condamnés dans l’Affaire des Ecoutes de l’Elysée l’ont été en tant que lampistes. D’ailleurs, à ce propos, je crois utile de vous apprendre que leurs actes ont été implicitement reconnus comme non détachables du service. Ainsi que le Conseil d’Etat l’a admis en juillet 2008 puis, subséquemment par la ministère de l’Intérieur qui les défraya de leurs honoraires d’avocats avancés à l’occasion du pourvoi.

Le 21 février 2011, sur le forum « Gendarmes et citoyens» du moment, dédié à la gloire de Jean-Michel Beau, décoré de la LH, j’avais glissé ce court commentaire alors que mon site s’apprêtait déjà à franchir le nombre de 2000 visiteurs différents :

« Voir l’ensemble des mérites attribués à ce « légionnaire » en allant sur le site suivant : http://www.spacenet.fr/durand/ (ou sur Google en tapant Le gendarme Durand dénonce).

Moins de deux heures plus tard, une fois de plus, en tant que « major à la casse» (c’est ainsi que vous vous qualifiez, Cti 41), tel un loup sorti du bois, vous y allez de votre style incisif et me plantez vos crocs dans le bas du dos. Je cite votre pamphlet à la virgule, aux signes de ponctuation près :

« Un éclairage particulier porté sur l’Affaire des IRLANDAIS DE VINCENNES et celle des ECOUTES DE L’ELYSEE par un témoin capital des faits de base ! C’est connu le major Durand, son cas a déjà été largement évoqué, l’adjoint du capitaine qui est venu défendre les ripoux de la BR de Vincennes, l’homme qui rêve de bétaillères votantes, il doit avoir quelques livres qui lui restent dans son grenier. Le premier soutien du Lieutenant-colonel Beau avant de devenir son pire ennemi. Pffffffffff »

Aujourd’hui, au porte-plume, porte-parole de Beau (type «La voix de son maître« ), porte-flingue d’occurrence que vous êtes, Cti41, je réponds ceci :

« Eclairage particulier porté sur l’Affaire des Irlandais … » : Ne vous en déplaise, j’ai été témoin direct de la commission du faux en écritures commis de sa seule initiative par le directeur d’enquête improvisé, votre idole. Et des ordres illégaux qu’il a donnés à des sous-officiers comme vous et moi. Ainsi que d’une cascade autres illégalités, d’ailleurs. Libre à vous d’écrire que je ne suis pas un témoin capital, voire que je mens. Mais vous ne changerez rien à la réalité des faits que je rapporte.

... Je n’ai pas à revenir sur le sujet des prétendus ripoux de Vincennes que je défends puisqu’il est traité ci-avant ainsi que par le détail dans mon blog. Apprenez que je ne suis mandaté par personne pour continuer de défendre l’honneur d’innocents camarades de la compagnie vincennoise et de la Gendarmerie tout entière plongée dans l’opprobre. Et que plusieurs survivants du calvaire qui leur a été infligé – et pas les moindres touchés – m’ont remercié et encouragé dans ma démarche. Voyez quelques-uns de leurs commentaires regroupés dans ma chronique 48… ainsi que les témoignages d’autres personnes ayant eu à connaître du sujet traité durant ses épisodes.

... Soyez éclairé : ce nest pas moi qui ai commercialisé mon livre dont des exemplaires à écouler sont dans mon grenier. Aucune once de visée financière n’a habité mon esprit lors de la rédaction de mon manuscrit. Pas plus que lors du lancement de mon blog, d’ailleurs. Blog dont la provocation de votre première attaque à mon encontre a été l’un des facteurs principaux de déclenchement, je vous le signale. Et vous en remercie. Vous avez craché en l’air ; il est normal que vous en subissiez les retombées…

«Rêve de bétaillères volantes … ». Depuis votre «casse », vous omettez de citer mon rêve du centurion en hauts-de-chausses, des OVNI placés sous les ordres de J.-C. Bourret, de mon Transall atterri dans la courette de la caserne vincennoise, etc... dont je parle dans mon récit comme d’un cauchemar qui aurait pu troubler une de mes nuits. Ceci au temps où la VH gendarmique – un temps aveuglée par les révélations d’un truand à elle rapportées par votre «ami» – tirait à boulets rouges sur tous les Vincennois susceptibles de l’amener à avouer ses fautes, moi étant du lot au premier chef.                                                                                                                                                                                           L’appréhension du second degré des choses (dont l’humour) est parfois inaccessible à ceux qui n’en saisissent pas même le premier parce qu’illettrés (êtres sachant lire mais ne comprenant pas le sens des phrases… selon l’une des définitions de ce mot). Dans le même ordre d’idées, permettez-moi d’imaginer ce que vous pensez des Bretons qui, à l’image de la divine Nolwenn Leroy remettant l’air au goût du jour, chantent à l’unisson :« J’entends le loup, le renard et la belette chanter… ». Ma doué ! Allez-vous prescrire la parution d’un arrêté administratif d’internement psychiatrique les concernant ?

... «Premier soutien de Beau avant de devenir son pire ennemi… ». Là encore, vous faites erreur sur mon attitude à son encontre. Si je l’ai épaulé à Vincennes dans sa tâche de directeur d’enquête, je n’ai fait que mon devoir ; j’étais alors dans l’ignorance partielle de ses actes illégaux en cours d’exécution. Par la suite, jamais, au grand jamais je ne lui ai apporté mon soutien. En mars 1983, j’avais d’ailleurs refusé de devenir son adjoint direct à la SR de Paris ainsi qu’il me le demandait avec insistance, précisant même que notre chef de corps avait déjà avalisé son désir.

A propos, vous qui avez écrit que vous auriez aimé servir sous les ordres de Beau, pourquoi n’avez-vous pas tenté de l’approcher durant les 5 mois et 8 jours pendant lesquels il a servi, officiellement placé à la tête de la SR parisienne ? J’ignore où vous-même serviez à l’époque. Si, juché sur votre moto, vous guettiez les piétons traversant les sentiers forestiers en dehors des passages protégés ou si, membre d’un PSIG,  vous arrêtiez les avions passant trop près d’une centrale nucléaire, ou enfin si vous comptabilisiez les clous manquant à nos godasses . Avez-vous pratiqué la police judiciaire ? Dans cette hypothèse, je crains que sur la base de vos certitudes infondées, quelques innocents aient goûté aux délices de la garde à vue, voire à ceux de la prison.

Aujourdhui, j’estime regrettable que vous ayez échappé au calvaire qui a été infligé à «mes» camarades d’infortune : Windels, Mathy, Simonnet, Dufrechou et Kiss (Parisiens), Lemonnier et Caudan (Vincennois)... Pour sûr que votre fiel ne se serait jamais déversé sur les mêmes cibles !

…Votre «pfffffff !!!!!!!!!! » exprimé contient une telle dose de mépris à mon encontre quil valait bien que j’y réponde sur le même ton, non ?

Cti41, à votre plume une nouvelle fois ! Celle qui nous abreuve dans un site d’une citation approximative empruntée à un artiste contemporain, Alain Aslan. Sculpteur talentueux, il disait voir dans les mains de l’homme « un outil de l’esprit sans lequel la pensée n’est que chimère» tandis que chez vous l’instrument est une plume… guidée par un esprit égaré.

Si vous estimez que ma présente réponse-riposte vaut provocation, je vous lance un défi. Comme d’ailleurs je le lance à tous ceux de votre clan qui s’obstineraient à défendre l’indéfendable. Jattends la démonstration du fait que ma version de la saga irlandaise n’est pas crédible. Mais autrement que par la production dun argumentaire puisé chez votre protecteur-protégé, dans les médias ou les livres de pseudohistoriens (en fait des PANURGES-COPISTES) qu’il a si bien manipulés pour la plupart.

Et je souhaite qu’il soit répondu à cette série de questions extraites d’une liste qui ne se veut pas exhaustive :

– Beau s’est-il auto-désigné sans droit en tant que directeur de l’enquête liée à l’arrestation des Irlandais de Vincennes ?

N‘a-t-il pas commis de sa seule initiative, et ordonné de commettre à des sous-officiers parisiens et vincennois, un faux criminel procédural ?

Atil menti pendant 9 mois à Prouteau… à notre plus haute hiérarchie et, sous serment, à la Justice durant cette période au nom de la raison d’Etat comme il le prétend, ou pour se soustraire à sa déchéance, à sa probable incarcération par le juge d’instruction, Verleene ?

– N’est-il pas le responsable du cauchemar (le mot est de notre général inspecteur) qu’ont subi durant deux décennies d’honnêtes sous-off. vincennois et parisiens contraints à l’illégalité, aux mensonges sous serment et finalement acculés à des aveux partiels ?

– N’a-t-il pas suborné « mes» infortunés camarades que je réhabilite ?

– N’a-t-il pas ourdi et construit sa légende de prétendu victime du mitterrandisme en s’appuyant sur la puissance des médias qu’il a manipulés pour la plupart ?

– Na-t-il pas commis le délit d’outrage à magistrats lors du procès des Ecoutes de 1’Elysée ?

– N’a-t-il pas proféré la menace réitérée de me « claquer la gueule» – devant témoins – à l’effet de me contraindre à ne pas révéler ses agissements ?

L’expression continue de sa haine (vous y participez activement, dailleurs) à l’encontre de ceux qu’il tient à tort pour responsables de sa déchéance ne relève-t-elle pas d’un certain sadisme forcené ?

– Ses agissements et son langage sont-ils dignes d’un officier supérieur ? Ne constituentils pas une grave atteinte au renom de la Gendarmerie ?

– Enfin, ne considérezvous pas comme le comble de l’ignominie le fait qu’il ait dédié son livre « aux salauds… morts » parmi lesquels il situe en tête de liste, l’une de ses victimes, l’ex-gendarme Pierre Caudan ?

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TEXTE INSPIRé DE CETTE CHRONIQUE 48 BIS QUE ME PRIE D’INSERER UN ANCIEN OFFICIER SUPERIEUR DE GENDARMERIE AVISé :

« Major Durand …

J’ai vraiment beaucoup ri en lisant votre tonitruante réplique destinée à votre homologue, Cti41. Ses propos, ses sous-entendus insidieux, ses attaques réitérées, son fiel, le soutien aveugle et inconditionnel apporté au héros qu’il admire reflètent son obstination à nier les criantes réalités démontrées dans votre blog.

Pour ses brillantes provocations, vous avez bien fait de le remercier car elles vous ont permis une fois encore de mettre certaines choses au point.

Qui est donc ce Cti41 du Loir-et-Cher ? Qu’a-t-il fait dans sa vie professionnelle ? Puisqu’il a servi dans la Gendarmerie, je reprends votre question : Pourquoi n’a-t-il pas opéré un rapprochement de son idole au temps où il a commandé successivement deux compagnies dans sa Région (Bourges puis Chinon) ?

A la fin de votre riposte, les questions incontournables que vous posez à ce loup dominant «sorti du bois» impliquent des réponses nettes et précises, c’est-à-dire expurgées d’insinuations, de perfidie, d’approximations, de ses pffffffffff ! La condition sine qua non qui mériterait la poursuite de vos tentatives de pénétration en des esprits obstinément fermés.

Ce sont là des données que je m’empresse de communiquer à un certain nombre de vos lecteurs, la plupart étant satisfaits de pouvoir se référer à votre récit pour y puiser la base d’un jugement de valeur différent de celui qu’ils émettaient antérieurement à sa parution. »

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CRITIQUE NUMERO 2/2

Etonnant, le commentaire de trois longues pages (annoncé comme unique) que m’a envoyé un ancien gendarme APJ ayant servi dans une BT de la compagnie vincennoise de 1977 à 1981 puis d’être affecté à sa BR jusqu’en juillet 1984. Etonnant aussi du fait qu’il se soit bien gardé de me communiquer son adresse. Auquel cas je l’aurais éclairé directement sur les nombreuses erreurs contenues dans son texte, sur ses convictions erronées de détenir la vérité à propos du coup tordu de gendarmes aux prises avec les Irlandais.

C’est donc contraint et forcé que je lui réponds ici, habité d’un faible espoir qu’il me lise car les vérités dérangeantes, certains préfèrent les ignorer.

«Camarade», point n’était besoin de m’écrire en préambule de votre texte que dans votre unité territoriale vous vous étiez fait tirer comme un lapin par deux malfrats car ceci est partiellement inexact. Après avoir été repérés comme suspects par le chef de sécurité (Bsgr) d’une grande surface, lui, vous et un autre gendarme avez entrepris de les contrôler lors du passage en caisse. Par manque de précaution-sécurité réglementaire de votre fait, les lascars vous ont filé entre les pattes.

Sur le parking du magasin où vous les poursuiviez, pour protéger sa fuite l’un des voyous a fait usage d’une arme de poing en tirant en l’air. Puis tous deux ont disparu à bord d’un véhicule « réquisitionné » à sa conductrice. Deux kilomètres plus loin, à Champigny, dans la précipitation, le conducteur a accroché le véhicule d’un fourgon de la Police. D’où son arrestation et sa remise pour enquête au commandant de la brigade compétente au lieu de la grande surface.

Votre « héroïsme » vous a valu de recevoir la médaille de la Gendarmerie… une décoration qui favorise l’avancement. Si vous aviez été tiré comme un lapin, ne croyez-vous pas que ce malfrat (un grand gaillard, édenté dont je me souviens) aurait été jugé en Cour d’assises plutôt qu’en correctionnelle comme ce fut le cas, pour chèques volés, détention d’arme et vol de véhicule ?

Ceci dit, vous évoquez longuement l’affaire des Irlandais comme si vous l’aviez vécue depuis sa naissance jusqu’à son issue. Or, vous n’étiez pas à Vincennes au jour de leur arrestation, ni même le lendemain si mes souvenirs sont bons. Vous m’écrivez que cette affaire vous a perturbé lors des premiers mois comme nous tous. Mais il y a fort longtemps que je ne prêtais plus attention à ses rebondissements jusqu’à ma convocation chez le juge Madre (après 1998, donc).

Puis : le fond de cette affaire ne m’a jamais passionné outre mesure pour la bonne raison que nous nous sommes battus contre des moulins à vent . Et encore ceci : Au bout de 30 ans, vous êtes encore en train de démontrer ce que nous savions le lendemain de la perquisition.

Vous vous êtes battus contre des moulins ? Tiens donc ! Qui, quand, comment ? Personne de ma connaissance n’est au courant de ce combat. En revanche, ce qui est avéré c’est que notre patron commun, a failli à son devoir en n’informant pas officiellement, donc par écrit, la voie hiérarchique des réticences émises par vos camarades de BR, Lemonnier et Caudan, lorsque Beau leur a ordonné de mentir au juge Verleene en septembre 1982 -voire plus tôt puisqu’il en avait la possibilité !

Flagrantes, vos incohérences itératives ! Dès le 29 août 1982 – lendemain de l’arrestation des Irlandais – vous saviez déjà tout de cette affaire à laquelle vous ne prêtez plus attention jusqu’en 1998, au moins ! Cette bizarrerie s’étale dans la suite de votre texte m’éreintant :

Votre haine contre le ltcol. Beau vous empêche je pense d’être partial. Allons, major, vous, le fin limier, comment pouvez-vous penser que c’est au niveau de cet officier que se résume l’affaire des Irlandais..? Qu’au dessus, et très au dessus même tout le monde est propre...? Allons un peu de sérieux.

Si je ne suis pas partial, c’est donc que vous me jugez impartial. Merci de me reconnaître involontairement cette qualité : elle est réelle. Quand au fondement de votre remarque de prétendu avisé voyant en haut lieu la responsabilité d’un monde impropre, je le trouve puisé sur des présomptions, sur la propagande médiatique dont je parle abondamment dans mon blog. Libre à vous d’en avoir été victime et de vous en satisfaire !

Dans votre texte, vous me reprochez de citer le nom de vos camarades vincennois sous pseudo. Ce faisant, sachez qu’en ayant agi différemment, je prenais le risque de leur nuire, ce que je ne voulais à aucun prix. D’ailleurs, ici, je m’abstiens également de citer votre patronyme afin de ne pas vous livrer en pâture aux appréciateurs de vos insanités et de votre ridicule.

Vous vous étonnez que j’en veuille autant à notre patron vincennois que vous affubliez à la BR, m’apprenez-vous, du sobriquet de Pinuche :

Avez-vous le droit pour des raisons partisanes d’assassiner un officier dont les états de service doivent en faire pâlir plus d’un ? Pourquoi vous en tenir uniquement à ses inimitables éclats de rire et à ses excellentes relations avec la BR ? Peut-être n’avez-vous pas pu le manoeuvrer à votre guise ? Il était coriace, le bougre. Franchement à cette époque je crois que vous étiez le seul à ne pas aimer notre commandant de compagnie. Une remarque, « Don Quichotte », à propos des états de service de notre officier qui doivent en faire pâlir plus d’un : Ses pairs le jalouseraient-ils au motif qu’aucun d’eux n’aurait pu atteindre le nombre record des timbres-amendes qu’il recommandait d’apposer sous les pare-brise pour apprendre aux jeunes gendarmes à travailler (dans les 200 en 1980, 800 environ en 1982 à la BT de Vincennes) ???

Vous vous égarez un peu plus, ex-vincennois-commentateur. J’aurais voulu manoeuvrer notre coriace patron ? Si l’avertir des dangers que couraient plusieurs personnels relevant de son commandement laxiste (en BR, et en certaines BT externes qu’il visitait fréquemment aux heures dites intelligentes -midi/sept-, représente à vos yeux une manoeuvre, vous me décevez encore. D’ailleurs le « cataclysme » (le mot est de vous) s’est-il produit, oui ou non ? Le coriace et moi étions très liés (?)… par une détestation réciproque ; lui ne cessant de m’humilier, de me critiquer auprès de ses flagorneurs dont vous étiez du nombre. D’où ma position de retrait de votre BR où je me savais piétiné presque à l’unisson (j’exclus du lot qq. éléments dont Lemonnier, Caudan, Tambour, Pennamen. Et votre adjudant, celui avec qui je resterai longuement en excellents termes après « Vincennes ». Et qui, à l’époque précédant le cataclysme m’avait confié avoir dit aux plus mordants d’entre vous : Arrêtez de critiquer le major… un jour ou l’autre on aura besoin de lui.

Ai-je été le seul à ne pas aimer notre patron ? Il était en effet très aimé de ceux qu’il amusait et dont il s’amusait des écarts de conduite. Ecarts que vous ne deviez pas ignorer non plus, et qui, aujourd’hui encore vous paraissent normaux. Je vous en rappelle quelques-uns (quelques-uns seulement) :

Vous souvenez-vous de ce gendarme à qui l’EDF avait stoppé la fourniture de courant pour cause de non-paiement ? Qu’avait-il fait sinon opéré un branchement parasite sur l’alimentation des locaux communs de son unité ? Vous souvient-il qu’en fin d’année, une des brigades avait présenté ses voeux écrits à des commerçants, réclamant des étrennes « en espèces » ? Vous revient-il en mémoire qu’un autre élément, en bisbille avec son ex-épouse, avait écrit une lettre épouvantable au Garde des sceaux, la terminant par cette phrase : « Si c’est ça votre justice, je vais la rendre moi-même. » ? Avez-vous oublié qu’un excellent gendarme, lui, en arrivait parfois à allonger son adjudant sur la paillasse de la chambre de sûreté jusqu’à ce qu’il recouvre la raison ? Et de cet autre chef de brigade qui, dans son troquet favori, jouait au cowboy avec son arme de service, vous vous rappelez ?

Quel tâche a été celle du successeur de votre idole à la tête de la compagnie ! Il a commencé par « faire le ménage » avant de tenter d’imposer un retour aux normes gendarmiques, substituant le sérieux et efficace au bidonnage permanent.

Si je vous racontais le harcèlement que votre idole aux inimitables éclats de rire m’a fait subir, vous ne me croiriez pas. Dans le secteur civil, il y aurait eu largement matière à lui faire un procès pour ce motif (voir commentaire in fine pour exemple). Lors d’un contact avec son ex-adjoint à la compagnie de Clermont/Oise, j’avais appris de sa bouche, d’une part que son comportement méprisant avait été le même à son encontre, d’autre part qu’il n’était jamais parvenu à le faire travailler sérieusement. Et qu’une telle tentative de ma part serait vouée à l’échec.

Allez, une anecdote : J’ai lu dans un livre qu’aussitôt l’arrestation réalisée du tueur de l’Oise en 79 ou début 80 (un gendarme reconnu fou ultérieurement), plutôt que de rester avec ses hommes écroulés de honte, Pinuche était parti pêcher la truite, sa chienne Tania sur les talons (4 prises à la bourriche !). Que voila encore du sérieux !

Je lis aussi sous votre plume que je lui ai fait remettre une médaille de l’Europe ou une breloque de ce genre. Dans quel intérêt ? C’est totalement faux : jamais au grand jamais je n’ai fait remettre la moindre décoration à votre idole !

Vous écrivez qu’au soir de l’arrestation du gendarme Caudan et du ripou (que j’appelle Bacheler), j’ai dit à votre BR et à Pinuche qu’il vous fallait serrer les coudes. C’est exact. Et vous précisez : C’est la seule fois que j’ai souvenance de votre « rapprochement» avec la BR et de votre soutien durant cette période. Peut-être sous-entendez-vous que c’est moi qui ai appris à Beau tout ce qu’il savait sur les égarements de vos camarades. C’est encore faux : il avait un indic merveilleux en la personne du truand que j’ai nommé Campit. Un gaillard qui fréquentait assidûment vos murs et que vous-même receviez à bras ouverts dans l’ignorance du fait qu’il vous manipulait tous à son profit. Notamment dans son affaire de racket d’un troquet de Saint-Mandé… auquel était mêlé votre camarade co-racketteur, Bacheler. Vous, qui êtes aujourd’hui auto-érigé en donneur de leçons, reconnaissez que vous avez manqué de finesse pour ne pas avoir détecté la malfaisance, la malhonnêteté corruptrice de cet hôte quotidien de votre BR, l’archi-multirécidiviste du pénal, Campit… un gaillard recherché pour plus de 10 motifs que j’avais localisé sur Paris quelques années plus tôt et fait arrêter par mon successeur direct à la BR.

Dans le même ordre d’idées, je vous informe que si vous ne vous « cachiez » pas, je vous ferais parvenir copie des appréciations que Beau m’avait ordonné de lui fournir au jour de son raid à Vincennes en mai 83 Vous y liriez que je n’accable aucunement les quelque cinq sous-officiers qu’il avait au collimateur. J’incrimine seulement notre patron, lui reprochant son laxisme et de ne pas avoir tenu compte de mes alertes successives. En point d’orgue, je le déclare même inapte au commandement… et serai suivi sur ce point par la direction de notre arme, ce que vous n’ignorez pas.

Je vous cite encore : Vous auriez pu éviter que cette affaire prenne une telle ampleur pour la BR de Vincennes. Moi j’en suis convaincu.

Et je vous livre ces autres remarques : Si notre officier, plutôt que de rigoler, faire se bidonner la BR et m’y éreinter à longueur de temps, avait daigné tenir compte de mes alertes (ce que vous appelez manipulations d’un coriace), aucun de ses subordonnés -y compris Bacheler- n’aurait franchi la ligne blanche. C’est de cela que vous devriez être convaincu si vous connaissiez les données de cette affaire. Et j’ajoute ma propre conviction concernant votre si prudent CBR : s’il n’avait pas été lui aussi placé sous le charme et la protection de notre officier, jamais il n’aurait toléré que ses subordonnés s’écartent de la ligne droite. Démagogie, flagornerie et « lèche » n’étaient-elles pas de règle à votre unité ? Notamment le soir lors de vos très fréquentes agapes ? Là, c’était l’euphorie collective : que d’affaires judiciaires étaient déjà réussies en votre pensée alors que leur latence était inscrite dans l’éternité ! Tenez, sûr que si Ben Laden avait déjà été recherché, vous étiez sûrs de l’arrêter demain… ou après-demain au plus tard. Et même, peut-être Pierrot le fou ou la bande à Bonnot…

A propos de cet optimisme partagé, je ne peux m’empêcher de vous en apprendre une « savoureuse » de même type. En 1981 s’est tenu un procès au TC de Beauvais – procès résultant d’une enquête de votre Pinuche visant ses bêtes noires du moment (notamment un sous-préfet et un capitaine des pompiers) pour faits de corruption. Selon le journal (l’Oise-matin), l’affaire s’est terminée par une relaxe générale. Votre icône, cité comme témoin à l’audience n’y a pas tenu le beau rôle. La preuve ? Cette question à lui posée par le président sceptique, irrité ou ironique du TC : « Vous voyez des malfaiteurs partout, vous… ». D’où la réponse de l’interpellé : « Pas plus ici qu’ailleurs, monsieur le président ». Cet « ailleurs » a malheureusement fait partie des bagages de ce « Sherlok Holmes, Bourrel, Borniche réunis », muté à Vincennes…

Plus j’avance dans la lecture de votre texte, et plus je découvre l’étendue de votre ignorance des réalités. Ainsi, vous m’écrivez :

Pourquoi, alors que vous étiez le «boss» de la compagnie avez-vous laissé Lemonnier et Caudan partir au casse-pipes. En leur permettant d’assister à cette parodie de perquisition ????? Peutêtre espériez-vous en tirer quelque gloire si cela s’était bien passé. Ou alors, mais je n’ose y croire, casser cette BR que vous ne portiez pas en estime ? J’ai l’impression qu’à un moment vous « n’avait » pas su choisir le bon camp. Lemonnier qui venait d’arriver à la BR depuis peu (2 ou 3 mois) n’avait pas l’expérience requise pour gérer une telle situation. En votre qualité de boss et d’enquêteur émérite, c’est vous qui deviez vous rendre chez les Irlandais pour épauler ces sous-officiers. Le chef doit être devant dans des situations difficiles.

Apprenez que l’aspect parodie ne pouvait aucunement m’apparaître au temps où se déroulait la perquisition. Apprenez aussi qu’à aucun moment de ma carrière je n’ai cherché à tirer quelque gloire d’une affaire traitée par autrui -en l’occurrence irlandaise, par un officier supérieur (j’avais alors mon bâton de maréchal depuis 54 ans). Quant à ma prétendue volonté de casser la BR, c’est encore un pur produit de votre imagination. J’ai animé cette unité depuis sa création en 1972 en tant que patron puis l’ai constamment alimentée de tuyaux « non crevés », y compris au temps où vous y avez servi -époque où il arrivait à votre adjudant de me demander : « Vous n’avez pas un tuyau à nous donner ? On est en manque... » C’est cette même BR qui m’a rejeté, et non l’inverse ; ceci pour les raisons que j’ai données ci-avant.

Dans votre diatribe, à propos de la perquisition chez les Irlandais, vous dites que Lemonnier totalisait 2 à 3 mois de service. C’est faux : il avait été affecté à la BR en juillet 1981, et l’opération Vincennes s’est déroulée le 28 août 1982. En ma qualité de boss, selon vous j’aurais dû me rendre chez les Irlandais pour épauler ces deux sous-officiers. Car le chef doit être devant dans des situations difficiles.

C’est là de votre part une accusation de plus, vexatoire et infondée. Demandez donc à mon ami Lemonnier avec lequel je suis toujours au contact, qui lui a ordonné de se joindre à son équipe parisienne pour participer à la perquisition. Il vous répondra que c’est Beau en personne, comme d’ailleurs il l’avait confirmé sous serment jusque et y compris au cabinet d’instruction, Madre, devant une trentaine de témoins… dont le dit Beau qui n’a pas contesté ce fait… et votre Pinuche qui, lui, venait de m’accuser -et qui m’accusera encore par écrit d’une telle dérobade, de lâcheté devant mes responsabilités. Le bougre, il était en province lors de l’arrestation des Irlandais. Et il avait simultanément participé à la perquisition… selon son interview recueillie 15/4/2000 par Fabrice Lhomme, du Monde. Don Quichotte, si vous aviez lu ma chronique 32/47 vous sauriez qu’il fut contraint de se fendre d’un démenti sous peine de poursuites en diffamation – document manuscrit qui atterrit dans bien des salles de rédaction de la presse écrite.

Alors que la perquis. était en cours depuis longtemps déjà, mandaté par les enquêteurs de Beau (les chefs Simonet, Mathy, Dufrechou, le gendarme Kiss), Lemonnier, leur élément d’appui, est effectivement venu à la caserne prendre des ordres auprès de cet officier, ceci en ma présence. Comment, à ce moment, aurais-je pu savoir qu’une illégalité s’y commettait ? Et comment aurais-je pu prévoir que le nom de Lemonnier et Caudan figurerait au nombre des enquêteurs indiqués au PV de perquisition dressé par le malheureux major Windels ? En fin de liste, ce qui démontre bien que Lemonnier n’était aucunement le maître de l’opération !

Qu’auriez vous fait à ma place dans l’ignorance de toutes ces données ? Ordonné à Beau de déguerpir de nos murs afin que se poursuive l’enquête « merdique » en cours ? Très peu pour moi ! Je me suis limité à assister matériellement au mieux tous les personnels en charge de l’enquête comme tel était mon devoir… ceci m’ayant valu d’ailleurs d’en être complimenté par notre chef de corps, Clemenceau, via le bout des lèvres de Pinuche.

Dans votre texte, vous écrivez : Je suis fort étonné qu’aucun des anciens de Vincennes ne réagisse sur votre blog. Nouvelle erreur : nombreux sont ceux qui se sont exprimés sur le sujet. De Vincennes, de Paris et d’ailleurs (voyez leurs commentaires en chronique 48/48 -vous identifierez plusieurs rédacteurs les ayant signé ou non). N’hésitez surtout pas à aiguillonner les anciens auxquels vous pensez. Je répondrai aux critiques négatives de leur part, soit sur ce blog, soit directement s’ils ont, eux, le courage de m’indiquer leur adresse.

Je vous cite encore à propos de celui que vous adulez tant : C’est lui cet officier supérieur qui a fait sortir la vérité sur cette affaire quoique certains puissent en penser. Je m’inscris en faux. A l’époque, du fait des conséquences multiples de son type de commandement et de son affaire de falsification de procédure, il était suspendu de fonctions ou à la veille de l’être et même puni d’arrêts de rigueur, donc totalement décrédibilisé tant auprès de notre VH que de la magistrature, enquêtant toutes deux. C’est moi, et moi seul, qui ai mis notre inspecteur général, Boyé, sur la voie des premières vérités. J’en ai la preuve écrite de sa main.

Ex-APJ vincennois, Don Quichotte à la plume tant acérée, je vous pose une question : Auriez-vous apprécié de subir le sort des Lemonnier et Caudan qui leur a été imposé par celui dont vous êtes étonné que je dénonce les agissements ? Et je vous fais part de ma déception au constat du fait que depuis l’époque où nous servions à Vincennes votre pratique du métier ne vous ait pas encore appris à analyser toutes les données d’une affaire afin d’en tirer une conclusion objective et cohérente plutôt que de colporter des inexactitudes, des mensonges d’homme prétendant posséder son sujet.

Je relève en fin de votre texte que vous me souhaitez une petite dose dhumilité. Qui de nous deux aurait le plus besoin de modérer cette forme d’orgueil ? Comment aurais-je pu passer sous silence qui je suis et ce que j’ai fait sans prendre ainsi le risque que mon récit soit considéré par ses lecteurs comme émanant d’un quelconque pignouf ? Ne vous en déplaise, j’espère largement dépasser le nombre de 5000 visiteurs différents. Certains « apprécieront » votre prose…

Ma présente remarque repose sur l’ensemble de vos critiques et sur la si « modeste» appréciation encore portée aujourd’hui sur votre ex-BR que vous dites tant aimée par ceux qui s’y trouvaient et tant décriée par ceux à qui elle faisait envie. Allons donc ! Vous souvenez-vous qu’au temps du cataclysme, la «modestie» et l’ambiance (brutalement refroidie) régnant en vos bureaux vous conduisait tous, votre modèle de patron en tête et vous comme co-leader, à clamer que si Beau y avait opéré un raid, c’était par jalousie de vos succès judiciaires ? Qu’était-ce cela ? Avoir la grosse tête ? Les chevilles enflées ? Une présomption collective insensée ou bien un ego surdimensionné des membres de cette petite et joyeuse République autonome ?

J’en termine mais non sans vous livrer ma déception accentuée du fait que depuis la compagnie de Vincennes, lieu de vos tout premiers vagissements sous l’uniforme, vous ne me semblez pas avoir évolué favorablement tant dans le raisonnement logique que dans votre type d’expression écrite, fond et forme.

Supposant que vous êtes retraité ou sur le point de l’être, je vous suggère de méditer sur cette certitude attribuée à Romain Rolland :

« UNE DISCUSSION EST IMPOSSIBLE AVEC QUELQU’UN QUI PRETEND NE PAS CHERCHER LA VERITE MAIS DEJA LA POSSEDER »,

et de vous interroger sur la pertinence de cette autre appréciation :

« L’AVANCEMENT ET LES DECORATIONS NE SONT TROP SOUVENT QUE LE FRUIT DE VALEURS EXTRINSEQUES ATTRIBUEES A DES BENEFICIAIRES PAS TOUS DIGNES DE PORTER GALONS ET MEDAILLES ».

(Ne voyez surtout pas dans cette remarque une quelconque amertume en moi : pendant 8 ou 9 années consécutives, j’ai refusé d’accéder à l’épaulette. Ceci pour des raisons personnelles mais aussi parce que j’étais convaincu de ne jamais pouvoir atteindre le niveau de valeurs exigibles chez tous officiers – du type ceux au côté desquels je servais avec plaisir, dans l’honneur, la bonne humeur et l’efficience. En août 1980 puis en août 1982, l’apparition inopportune de deux moutons noirs à Vincennes a radicalement modifié ma conviction)

Enfin, je vous suggère de réfléchir aux conséquences incommensurables résultant de la déplorable direction de l’Affaire des Irlandais par l’officier supérieur dont je révèle les fautes – conséquences englobant leur suite liée aux Ecoutes de l’Elysée.

Adieu, « camarade ». Si vous êtes toujours « actif », vous avez perdu quelques heures en m’écrivant plutôt que de chasser le malfrat. Quant a moi, si j’ai passé un petit moment à répondre à vos attaques, la Gendarmerie n’en subit pas une once de préjudice. Si vous êtes  » retraité », j’ai tendance à vous imaginer, traînant un bon quintal de muscles mous, sur les talons de celui avec lequel vous m’assassiniez (?) à petit feu , tous deux continuant à vous bidonner en taquinant quelques salmonidés de rivière. Ou encore, portant costume trois pièces, noeud pap., chapeau mou et, le cigare à la bouche, vous pavanant ici et là en étalant votre tableau de chasse aux « Torpédo » et autres « De Dion-Bouton » mal garées à Vincennes. A chacun ses faits de gloire !

Ceci dit, dois-je désormais vous compter au côté de l’officier supérieur qui tient tellement à me « claquer la gueule » ? Si oui, je vais devoir surveiller mes arrières car, de vous je ne m’attends pas à une attaque frontale. Pas plus que je n’en attendais de votre officier-modèle vincennois qui, lui, tout me répétant à l’envi qu’il était très content de moi, me notera élitedurant trois années consécutives, m’attribuera 96/100 au plan valeur dans mon grade et 99/100 en qualité d’enquêteur. Cela étant assorti de ces autres appréciations manuscrites qui, j’en suis sûr, ne manqueront pas de vous étonner tant elles sont en contradiction avec son « Faut que je vire mon adjoint ! » clamé de plus en plus fréquemment, notamment à l’époque où -en sa présence !-, j’identifiais et localisais précisément les auteurs du braquage de nombreuses bijouteries en France et à l’étranger :

– avril 81 : « Elément de grande valeur en tout point remarquable »,

– avril 82 : « Mérite les mêmes appréciations que celles des années précédentes »,

– avril 83 : « S’intéresse toujours aux renseignements, surtout en matière judiciaire ».

Penseur (de Rodin ?) et Truite (de Schubert ?)

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